Nouveaux Contes d’enfants

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Ce livre contient une table des matières dynamique. I. La pièce de cent sous 5 II. Le frère et la sœur 88 III. Robert 127 IV. L’aveugle 162 V. Le petit faiseur de tours 222 VI. Le précepteur 246 Extrait: La pièce de cent sous Il était sept heures du matin, et le jour paraissait…

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Ce livre contient une table des matières dynamique.

I. La pièce de cent sous 5
II. Le frère et la sœur 88
III. Robert 127
IV. L’aveugle 162
V. Le petit faiseur de tours 222
VI. Le précepteur 246

Extrait:
La pièce de cent sous

Il était sept heures du matin, et le jour paraissait depuis peu ; car on était au mois d’octobre. Un petit garçon, qui marchait fort vite sur la grande route d’Orléans à Paris, s’avançait vers la barrière d’Enfer, portant sur son épaule un bâton passé dans son paquet. Il était habillé d’une veste et d’un pantalon bruns fort propres. Sa figure était riante, et il sifflait gaiement un air auvergnat.
Il s’apprêtait à franchir les murs de la grande ville, quand un commis de la barrière lui cria : « Halte-là ! que portes-tu dans ce paquet ?
– Un vieux pantalon et ma veste, répondit l’enfant, trois chemises, une paire de souliers, un grattoir et une genouillère en cuir. Voyez plutôt. »
Et il s’apprêtait à dénouer le torchon qui renfermait tous ces objets.
« C’est bon, c’est bon, dit en riant l’employé de l’octroi, ton bagage n’est pas de contrebande ; il me paraît, mon petit ami, que tu comptes pour vivre sur la suie des cheminées de Paris ?
– J’espère bien qu’il y en aura toujours, de la suie, répondit l’enfant, qui se mit à rire aussi, et montra deux rangées de dents blanches comme l’ivoire ; d’ailleurs, quand il n’y en aurait plus, de suie, il y aurait toujours de la boue, et je suis aussi décrotteur.
– Diable ! dit le commis, voilà bien des talents. Quel âge as-tu ?
– J’aurai treize ans à Pâques ; j’ai fait ma première communion avant de quitter le pays.
– Tu es bien petit pour treize ans.
– C’est bien le meilleur, ça.
– Vraiment ?
– Sans doute ; si j’étais grand, je ne pourrais pas monter dans les petites cheminées. Voilà deux ans que mon oncle m’empêche de trop manger pour que je ne devienne pas fort.
– C’est donc ton oncle qui te nourrissait ?
– Oui, puisque je n’ai plus ni père ni mère. C’est lui qui m’a élevé, qui a commencé à m’apprendre l’état de ramoneur.